L'envol de l'Ange -Tome 2, la Bête - Outro
Karlignian avançait d'un pas lent dans le long couloir menant à la paserelle sans vraiment regarder où il marchait. Il n'arrivait pas à chasser de sa mémoire les affreuses images de ces douzes dernières heures. Il revoyait encore le massacre des troupes au sol, l'annéantissement de la flotte Espoir, l'écrassante victoire de la Bête sur les bâtiments de guerre de l'Alliance.
Le Han arriva finalement devant le sas d'entré et pressa le bonton d'ouverture. Mais rien ne se produisit. Karlignian resta plusieurs secondes sur place avant de comprendre que la porte ne s'ouvrirait pas. Il ouvrit une petite trappe sur le mur de droite et se prépara à briser de son coude la glasse de protection. Chose faite, il abaissa faiblement le levier de commande manuelle. La porte coulissa de quelques centimètres quand les pistons lachèrent dans un sifflement court. Le Han aggripa le battant de la lourde porte d'acier, colla son pide sur le mur de gauche et tira de toute ses forces sur la porte qui coulissa lentement. Ouverte au quart, la porte refusa d'aller plus loin. Karlignian se contenta donc de l'espace disponible pour se glisser dans la grande salle de commandement. Les lumières étaient éteintes, et seuls les gyrophares rouges au plafond illuminaient par intermitance la passerelle. Instinctivement, le Han se dirigea vers son siege et tenta d'allumer son ordinateur. Malheuresement, la coupure d'énergie était générale, et plus aucuns instrument n'était en service. Machinalement, il regarda la plaque de bronze gravée d'argent au dessus de la baie avant :
Le Han arriva finalement devant le sas d'entré et pressa le bonton d'ouverture. Mais rien ne se produisit. Karlignian resta plusieurs secondes sur place avant de comprendre que la porte ne s'ouvrirait pas. Il ouvrit une petite trappe sur le mur de droite et se prépara à briser de son coude la glasse de protection. Chose faite, il abaissa faiblement le levier de commande manuelle. La porte coulissa de quelques centimètres quand les pistons lachèrent dans un sifflement court. Le Han aggripa le battant de la lourde porte d'acier, colla son pide sur le mur de gauche et tira de toute ses forces sur la porte qui coulissa lentement. Ouverte au quart, la porte refusa d'aller plus loin. Karlignian se contenta donc de l'espace disponible pour se glisser dans la grande salle de commandement. Les lumières étaient éteintes, et seuls les gyrophares rouges au plafond illuminaient par intermitance la passerelle. Instinctivement, le Han se dirigea vers son siege et tenta d'allumer son ordinateur. Malheuresement, la coupure d'énergie était générale, et plus aucuns instrument n'était en service. Machinalement, il regarda la plaque de bronze gravée d'argent au dessus de la baie avant :
"TCB KALENOA
à nos frères et soeurs morts pour lui"
Le Han ricana et proféra hargneusement :
_Tant de mort pour ce résultat... Autant dire que tu aura été un echec, un vaisseau fantôme !
Il ferma les yeux et faillit plonger dans un profond sommeil. Mais les clignotements inscessants des alarmes lui firent reprendre conscience. Ces dernières, branchées sur un circuit isolé, permettaient de garder quelques programmes opérationnel, dont la boite noire et la balise de secour ! Animé d'un nouvel espoir, le Han se leva rapidement et rejoignit l'office des communications. Le voyant de veille s'allumait par intermitance, signe que le poste était encore sous tension. Karlignian s'installa et rompit la veille de l'ordinateur. Là, il pressa plusieurs touches et son code de commandement avant de pouvoir dialoguer avec la balise de secour. Malheuresement, il ne restait pas assez d'énergie pour avoir une communication longue distance. Mais il pouvait shunter les circuit de contrôle pour enregistrer un message dnas la balise même avant de la larguer dans l'espace sidéral, avec une chance que cette dernière soit captée à temps. Le Han patienta pendant que le poste tentait de se connecter à la balise.
Quelques minutes plus tard, un léger sifflement sortit de la console : l'enregistrement pouvait commencer. Karlignian inspira profondément et pressa un bouton sur le clavier. Un voyant vira au vert et le Han commenca :
_4eme année du douzième siècle. Rapport numéro quatre-six-E-quatre. Ce message est destiné au Haut Commandement Terrien. La mission est un echec. La totalité de nos forces envoyés dans le système Beaumon ont été anéantis. Je suis le seul survivant sur les vingt-cinq milles soldats et le Kalenoa est le dernier vaisseau encore en état des cinq-cents bâtiments de guerre qui constituaient l'armada. La flotte Espoir n'est plus qu'un souvenir. Mais tout ceci n'est rien comparé à ce qui nous attend : La Bête est en route pour notre mère patrie. Selon nos calculs, elle devrait arriver dans une huitaine d'année en vue de Demos. Elle a tenté d'infecté le Kalénoa lors de notre retraire dans l'hyper-espace, mais grâce au sacrifice de l'équipage, elle n'est pas parvenue à ces fins. Il ne reste plus que moi à bord, et je vais probablement mourir. Le réacteur principal a été détruit lors de l'attaque de la Bête. Ce superbe vaisseau qui faisait notre fierté va donc flotter dans l'espace jusqu'à ce qu'il percute un astéroïde ou qu'il soit attiré dans le champ de gravité d'une quelconque étoile. D'ici quelques heures, les batteries de secour vont arriver à leur terme, et je succomberais au froid si la fatigue et le désespoir ne m'emportent pas avant.
"J'ai passé toute ma vie à protéger la Coalition, mais je viens d'échouer à la plus importante des missions que l'on m'avait confié, à savoir protéger la galaxie entière. Cela fait plus de vingt-heure que la bataille est fini, et pourtant je n'arrive toujours pas à dormir. Dès que je ferme les yeux, je revois nos batiments exploser les uns après les autres, j'entend les messages de détresse des vaisseaux en feu. Sur Badckard 3, nos forces au sol se sont fait submergés en l'espace que quelques minutes. au dessus de la planète, l'armada a perdu la moitier de ses vaisseaux pour repousser la première vague d'assaut. La second en revanche nous a décimé en quarantes deux minutes. Je ne crois pas avoir jamais vus une telle puissance de feu. Nos boucliers ne pouvaient arrêter les attaques ennemis et leurs vaisseaux étaient totalement indifférent à nos tirs. Les trois vaisseaux amiraux - Le Nouveau-Terre, le Belthemus et l'Arthemis - ont été les premieres cibles. Ont suivis les frégates et enfin les croiseurs. Nos chasseurs, eux, n'ont même pas eu le temps d'approcher les escadrons Aliens que déjà ils avaient été anéantis. L'ennemis était parfaitement organisé et synchronisé. Pendant la bataille - le massacre plutôt, l'ordinateur de bord n'a pas réussit à dénombrer leurs vaisseaux. Je me demande même si le conseil inter-galactique réussira à defaire une telle flotte. Mais bon, si quelqu'un a déjà pu enfermé la Bête, c'est que l'espoir n'est pas encore mort. C'est pourquoi la Coalition Terrestre et l'Alliance doivent oublier leurs différences et tenter de chercher une solution à cette crise avant qu'il ne soit trop tard. Car il est évident que la Bête ne s'arrêtera pas à l'éradication de la race humaine. Elle assénira tout ceux qui ne la rejoindra pas. Vous vous devez de l'arrêter avant la fin."
_C'était le commandant Karlignian Tertansy, Han du super-destroyer Kalenoa de la Coalition au Haut Commandement Terrien pour le rapport de mission quatre-six-six-quatre. Transmission... Terminée.
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